Santé sexuelle des adolescents : 30 jeunes ont reçu une formation pour éduquer leurs pairs

Ialfiny Papisy en pleine formation des jeunes

Santé sexuelle des adolescents ? Parler de ce concept est jugé comme tabou au sein de la société et au sein de la majorité des familles malgaches. Pourtant, sans même en parler directement à leurs ainés ou leurs parents, jeunes et adolescents sont informés à travers leurs pairs ou la technologie comme internet et peuvent, de ce fait, avoir une pratique sexuelle. Les cours inscrits en programme scolaire en science de la vie et de la terre ne suffisent pas selon les acteurs dans la promotion du genre, de la femme et la promotion enfantine. Nombreux sont les conséquences du manque d’éducation sur la sexualité qui nuisent au développement social et économique affirme Ialfine Papisy, responsable pays du Gender Links.  « Comme nous pouvons le constater, on n’entend parler de la santé reproductive et sexuelle que rarement. Alors que si les jeunes et adolescents ne font pas attention, ils pourront faire face à des problèmes notamment la grossesse précoce. Il en est de même pour le mariage précoce. Faire répandre l’éducation sexuelle et reproductive tient également en compte les menstruations chez les jeunes filles. Il faut sensibiliser les jeunes sur ces points afin qu’ils puissent prendre une décision pour assurer leur avenir et éviter ces problèmes. Par ailleurs, certaines coutumes, comme le fait de faire marier les jeunes filles de bas âge, devraient être laissées si elles ne s’accordent pas au développement et peuvent avoir des mauvais impacts sur le bien-être de nos enfants. »

Le 11 et 12 septembre, 30 jeunes issus de plusieurs communes de plusieurs régions en partenariat avec la société civile internationale Gender links ont bénéficié d’un atelier de sensibilisation et de renforcement de capacité sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes. A leur tour de sensibiliser les jeunes auprès de leurs communes respectives selon Tinah, une jeune bénéficiaire de l’atelier de formation. « Ce que je souhaite c’est que tous les jeunes malgaches puissent être informés sur la santé sexuelle. Qu’est-ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas. Donc nous ferons tout le nécessaire et deviendrons des ambassadeurs pour en parler de ce que nous avons reçu aux autres amis jeunes car je pense que connaître voire maitriser la santé sexuelle et reproductive cela peut aider les jeunes à prendre en main leur avenir ».

Selon toujours les acteurs, les travaux de sensibilisations des jeunes et de la société sur la santé reproductive nécessite une collaboration plus intense et avec de multiples acteurs surtout auprès des structures locales, afin d’atteindre tout le monde, jusqu’aux zones enclavées.

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